Régions :
- Dimbokro (région du N’zi) située dans le centre de la Côte d’Ivoire.
- Duékoué (région du Guémon) située dans l’ouest de la Côte d’Ivoire.
Le paludisme, maladie oubliée dans les pays industrialisés du nord, continue d’occasionner une augmentation exponentielle du nombre de décès en Afrique subsaharienne. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les décès dus au paludisme ont augmenté chaque année. Dans beaucoup de pays, certaines personnes sont malades pendant des mois en raison du paludisme, ce qui entrave fortement la productivité économique.
Outre le coût humain, le paludisme contribue au ralentissement général de la croissance économique et du développement. Les économistes des Nations Unies estiment que le paludisme pénalise la croissance économique de 1,3 % par an dans les pays d’Afrique de l’Ouest les plus durement touchés, comme le Bénin et le Burkina Faso. Ainsi, le paludisme n’entraîne pas seulement des pertes en vies humaines et de productivité dues à la maladie et aux décès prématurés, il ralentit également la scolarisation et le développement social des enfants du fait de l’absentéisme et peut, dans les cas les plus graves, provoquer des problèmes neurologiques permanents et d’autres troubles médicaux.
En 1998, l’Organisation des Nations Unies a pris la tête du partenariat mondial pour Faire reculer le paludisme, qu’elle a aidée à parrainer. Le partenariat et la Déclaration d’Abuja qui en est issue ont permis l’adoption d’une série d’objectifs et de mesures productives et réalisables sur plusieurs décennies qui devraient permettre de réduire de moitié le nombre de cas de paludisme. Le projet a notamment deux principaux objectifs consistant à obtenir des moustiquaires imprégnées d’insecticides de longue durée et à utiliser une pulvérisation d’insecticide à effet rémanent à l’intérieur des habitations à l’intention des personnes les plus à même de contracter la maladie.
La méthode la plus économique et la plus efficace de traitement du paludisme consiste à prévenir l’exposition à la maladie, au moyen d’une utilisation correcte et constante de moustiquaires imprégnées d’insecticides de longue durée et de pulvérisations d’insecticide à effet rémanent à l’intérieur des habitations. Le moustique porteur du Plasmodium falciparum, la forme la plus mortelle du virus du paludisme, attaque généralement ses victimes la nuit. Par une bonne utilisation des moustiquaires et des pulvérisations, le risque d’exposition est pratiquement éliminé.
Objectif
IDHI, Inc. envisage une initiative de santé publique efficace en Afrique qui réduit à néant les coûts humains et socioéconomiques de la maladie et donne aux personnes l’accès à des possibilités, à un capital et à une éducation qui leur permet de prendre des décisions éclairées concernant leur propre vie et celle de leur entourage.
Le paludisme est une maladie qui a paralysé le potentiel économique et social de bon nombre de pays d’Afrique subsaharienne. Selon le projet de l’ONU Faire reculer le paludisme et les informations fournies par l’UNICEF :
- Le paludisme coûte chaque année à l’Afrique plus de 12 milliards de dollars en manque à gagner sur le plan du produit intérieur brut (PIB), alors qu’il est possible de lutter contre cette maladie pour une fraction de cette somme ;
- Sur les 300 millions de cas aigus de paludisme recensés chaque année dans le monde qui entraînent plus d’un million de décès, 90 % surviennent en Afrique, principalement chez les jeunes enfants ;
- On impute au paludisme 20 % du taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans en Afrique et 10 % de la charge de morbidité globale sur le continent ;
- Le paludisme représente 40 % des dépenses de santé publique du continent ;
- La plupart des infections en Afrique se produisent au sud du Sahara, où les pays n’ont pas les infrastructures et les moyens nécessaires pour organiser des campagnes soutenues contre le paludisme.
La région de l’Afrique de l’Ouest se trouve particulièrement désavantagée pour ce qui est d’atteindre les objectifs énoncés dans la Déclaration d’Abuja. Dans le rapport 2009 sur le paludisme dans le monde de l’OMS, alors que la majorité des pays d’Afrique de l’Est déclarent avoir une couverture de 50 % ou plus concernant l’usage des moustiques imprégnées d’insecticides, le pourcentage en Côte d’Ivoire, pays d’Afrique de l’Ouest, est de 21 % et au Burkina Faso de 34 %, chiffre légèrement meilleur, ce qui reste bien en-deçà des attentes de l’ONU.
Le choix de la Côte d’Ivoire s’explique par le fait qu’elle a le plus besoin d’aide et réunit bon nombre d’atouts dont dispose actuellement la nouvelle association. Alors que l’Afrique de l’Ouest recouvrira à terme la zone dans laquelle IDHI, Inc. appliquera ses programmes, la Côte d’Ivoire offre un terrain familier à l’association qui peut ainsi façonner son avenir.
Il convient de noter qu’à la suite de recherches approfondies, IDHI, Inc. a déjà établi la manière la plus économique d’obtenir les fournitures et les moyens de transport nécessaires à la mise en place du programme.
IDHI, Inc. compte lancer des initiatives visant à promouvoir la santé dans la région. Elle espère notamment grâce à « Netgain » éradiquer le paludisme par la fourniture à zéro coût aux personnes nécessiteuses de moustiquaires imprégnées d’insecticides de longue durée et de pulvérisations d’insecticide à effet rémanent à l’intérieur des habitations. Son personnel, formé à l’utilisation sûre et correcte de ces articles, distribuera d’abord les moustiquaires et procédera aux pulvérisations. L’association assurera également une formation et donnera des instructions aux populations concernées sur l’utilisation sûre et correcte de ces moustiquaires et pulvérisations, ainsi que les moyens d’en accroître l’efficacité contre les vecteurs du paludisme.
Des modèles similaires devraient servir à ouvrir l’accès aux services de santé maternelle et infantile, à l’assainissement et à l’eau potable, à l’intention des personnes et des populations qui en ont besoin.
Par la voie de ses initiatives de santé, IDHI, Inc. réduira le nombre de décès et de maladies évitables et fera progresser la santé des populations concernées. Par la fourniture d’articles gratuits, comme les moustiquaires précitées, elle donnera accès à ces moyens et soulagera les pauvres et les personnes en détresse ou défavorisées.
L’initiative de santé d’IDHI, Inc. accélérera également la réalisation des Objectifs de développement durable du Programme de développement durable à l’horizon 2030 de l’ONU. Tout en fournissant des instructions et une formation qui renforcent les capacités des personnes et des populations concernées, l’association fait avancer ses objectifs sur le plan de l’éducation.
